L’image de ce dieu, compris comme instance suprême instance du Surmoi dont la miséricorde même engendre chez les croyant une culpabilité indélébile, on la retrouve chez Staline. Il ne fait jamais oublier que, comme le démontrent les procès-verbaux, maintenant disponibles, des meetings du Politburo et du Comité Central des années 1930, les interventions directes de Staline ont pour règle d’étaler sa miséricorde, d’accorder son pardon. Lorsque les jeunes membres du Comités, empressés de prouver leur ardeur révolutionnaire, exigeaient avec bruit la mise à mort imméidate de Boukharine, Staline intervenait toujours par un « Patience ! Sa culpabilité n’a pas encore été prouvée ! », ou quelque chose de ce goût-là.